Exigeons la libération inconditionnelle de Yaser Ahmadinejad

Yaser Ahmadinejad

(Bulletin des travailleurs de la Cellule socialiste d’avant-garde du Khuzestan [n° 104])

Salut à tous les ouvriers et travailleurs d’Iran.

Il y a quelques jours, nous avons reçu une nouvelle à la fois réjouissante et triste. Nous avons appris que notre cher camarade et frère, qui avait été arrêté soudainement et dont personne ne connaissait l’état, est désormais sain et sauf en prison et il aurait été condamné à trente-trois mois de prison. Bien sûr, le fait que Yaser Ahmadinejad soit en vie dans ce chaos où personne n’est sûr de son avenir est une bonne nouvelle. Mais apprendre qu’il a été condamné à trente-trois mois de prison est non seulement triste, mais aussi inacceptable.

Quel crime quelqu’un comme Yaser aurait-il pu commettre pour mériter une telle punition ? Son visage chaleureux et bienveillant est connu de tous les travailleurs d’Arkan Saless. Il a toujours été un défenseur des droits des travailleurs et était en première ligne de toutes les luttes syndicales ; c’est pour cette raison qu’il a été à plusieurs reprises mis à pieds et finalement licencié. C’était un travailleur indépendant qui croyait en l’indépendance des organisations syndicales ; il n’a donc jamais cédé aux compromis et au conservatisme propres à des gens comme Ghaffari*. Il n’appartenait à aucun groupe ni à aucun parti : les travailleurs d’Arkan Saless sont son groupe, et son engagement personnel dans l’Iran d’aujourd’hui consistait à défendre et à lutter pour leurs droits légaux et légitimes.

Comme beaucoup d’autres, il dénonçait l’incompétence des autorités et n’hésitait pas à exprimer ses opinions à ce sujet publiquement et ouvertement. Bien que nous ne partagions pas une telle méthode d’action, nous estimons que tous les travailleurs, tous ceux qui peinent pour gagner leur vie et tous les groupes sociaux opprimés en Iran ont le droit d’exprimer leurs opinions comme ils l’entendent. Malheureusement, ce droit n’est pas reconnu et impossible à exercer dans notre pays.

Nos pensées vont à ceux qui, comme Yaser et ses semblables, sont envoyés en prison pour avoir défendu leurs droits de travailleurs et leur dignité humaine. Nous posons la question : est-ce que la réalité des conditions de vie épouvantables des travailleurs et des autres groupes à faibles revenus dans cette société peut être niée en recourant au fouet et à l’isolement cellulaire ?

Quel était le crime de Yaser ? Le fait de dénoncer cette injustice et d’essayer de faire valoir les droits des travailleurs d’Arkan Saless mérite-t-il une peine de prison ? Est-ce un crime d’exiger de meilleures conditions de travail sur des chantiers où des travailleurs perdent même la vie à cause de la fatigue extrême et de la chaleur ? Est-ce un crime de dénoncer le rôle destructeur des entrepreneurs et des sangsues qui, en se nourrissant de la sueur de notre front, s’enrichissent de jour en jour sans se soucier de nos conditions de vie insupportables ?

Certes on ne peut pas en attendre davantage d’un gouvernement qui s’est toujours montré le défenseur des patrons ; ce gouvernement et ses dirigeants militaires, politiques et idéologiques constituent de fait la classe patronale de notre pays. Ce n’est pas sans raison que, dès qu’un travailleur prononce un mot qui va à l’encontre des intérêts des employeurs, le gouvernement s’en prend immédiatement à lui et réduit sa voix au silence par tous les moyens possibles. Cependant, l’expérience historique a montré que l’on peut faire taire les voix pendant un certain temps en s’appuyant sur les baïonnettes, mais qu’on ne peut pas se reposer sur des baïonnettes et continuer à gouverner.

Tout en dénonçant ces condamnations infondées et injustes, dont nous verrons certainement beaucoup d’autres à l’avenir, nous exigeons la libération inconditionnelle de Yaser Ahmadinejad et sa réintégrations à son ancien emploi.

Disposer d’une organisation syndicale indépendante et défendre les droits des travailleurs est le droit indéniable de tous ceux qui aujourd’hui font tourner les rouages de la production et des services dans ce pays en tant que travailleurs, et aucun gouvernement n’a le droit de refuser ce droit élémentaire à Yaser ou à ceux qui sont comme lui, sous des prétextes absurdes et dénués de sens.

Soyons victorieux.

Construisons les cellules clandestines d’avant-garde des travailleurs socialistes !
Unissons les travailleurs d’avant-garde sur la base du programme d’action des travailleurs !
Occupons les usines et imposons le contrôle ouvrier !
Ouvrons les livres comptables des patrons !

Le 29 mai 2026.

Cellule des travailleurs socialistes d’avant-garde du Khuzestan.

Organisateur: Comarade Martin. https://t.me/ahvazijava

* Alireza Ghaffari est le président du bureau de direction de l’Association des Syndicats des travailleurs des raffineries de la province de Bushehr.

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